Locaux, matériel et archives

Multirisque de l’étude : ce qu’il faut déclarer

Une étude n’est pas un bureau comme un autre : elle stocke des archives qui ne se reconstituent pas, garde des biens confiés avant vente, et travaille sous des délais que rien ne suspend. La multirisque est le seul contrat qui répare tout cela.

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Multirisque de l’étude
dès ~35 €/mois
Le socle matériel
ce qui ne se rachète pas
Archives
biens confiés avant vente
Dépôts
petite étude
dès ~35 €/mois

Ce que couvre la multirisque d’une étude

La multirisque professionnelle protège ce qui vous appartient ou ce dont vous avez la garde, là où la garantie de la chambre nationale protège les tiers que vous pourriez léser.

Habituellement couvert
  • Les locaux : incendie, dégât des eaux, tempête, catastrophe naturelle
  • Le mobilier, l’informatique, les serveurs et la téléphonie
  • Le vol et le vandalisme, y compris après effraction du local d’archives
  • Le bris de matériel et les dommages électriques
  • Les archives papier et la reconstitution des documents
  • La perte d’exploitation consécutive à un sinistre matériel
  • La responsabilité d’exploitation : le visiteur qui chute dans vos locaux
À vérifier, souvent hors socle
  • Les biens confiés en dépôt avant vente judiciaire (garantie dédiée)
  • Le matériel emporté en clientèle par les clercs (garantie nomade)
  • Les dommages d’origine informatique malveillante (→ cyber)
  • Les véhicules de service (→ flotte ou auto-mission)
  • Le contenu d’un local d’archives externalisé non déclaré
Deux contrats, deux logiques

La garantie de l’article 21 répare le préjudice d’un tiers. La multirisque répare vos biens et votre activité. Un incendie qui détruit vos locaux n’engage la responsabilité de personne : il n’y a donc rien à indemniser du côté de la responsabilité professionnelle, et tout à indemniser du côté de la multirisque.

Les archives : le poste que les contrats standards sous-estiment

Un contrat « bureau » générique indemnise du mobilier et des ordinateurs. Il ignore souvent la valeur réelle de ce qui remplit vos rayonnages.

Une étude conserve des dossiers d’exécution en cours, des pièces originales confiées par des créanciers ou des avocats, des constats avec leurs annexes photographiques, des inventaires. Certains de ces documents sont uniques. Leur destruction n’est pas seulement un coût de reconstitution : elle peut compromettre une procédure en cours et faire naître une réclamation.

À chiffrer
Mètres linéaires d’archives, présence d’un local dédié, séparation avec les bureaux.
À vérifier au contrat
Une garantie « reconstitution d’archives et de supports d’information » avec un plafond en euros, pas un forfait symbolique.
Le piège du sous-sol
Un local d’archives en sous-sol est un classique du dégât des eaux, et un classique de l’exclusion ou de la franchise majorée.
Externalisation
Si une partie des archives est chez un prestataire, l’adresse doit figurer au contrat.
Numérisation
Une copie numérique sauvegardée hors site réduit l’exposition — et se négocie à la souscription.
Le dégât des eaux au sous-sol

Une rupture de canalisation inonde le local d’archives pendant un week-end. Des dossiers papier et des pièces originales confiées avant une vente sont détruits. Le sinistre coûte trois choses : la remise en état du local, la reconstitution de ce qui peut l’être, et le temps de l’équipe pendant plusieurs semaines.

Prisées et ventes judiciaires : les biens dont vous avez la garde

Depuis la fusion du 1er juillet 2022, les inventaires, prisées et ventes aux enchères publiques relèvent du commissaire de justice. Beaucoup d’études les pratiquent sans avoir mis leur contrat à jour.

Dès lors que des biens saisis ou destinés à une vacation transitent par vos locaux ou par un lieu de stockage, vous en avez la garde. S’ils sont volés, détruits ou détériorés, la question de leur valeur se pose immédiatement, et le propriétaire ou le créancier saisissant se retourne vers l’étude.

SituationCe qu’il faut au contratPoint de vigilance
Biens stockés dans vos locauxGarantie « biens confiés » ou « dépôt », plafond distinct du contenuLe plafond doit tenir compte d’une vacation importante
Stockage dans un garde-meubleAdresse du lieu déclarée au contratUn lieu non déclaré n’est pas couvert
Transport vers la salle de venteGarantie transport de marchandises ou biens en cours de déplacementSouvent absente des contrats bureau
Objets de valeur ou œuvresDéclaration spécifique, parfois expertise préalablePlafond par objet, pas seulement global
Salle de vente louéeResponsabilité du locataire d’un local occupé temporairementÀ vérifier avant chaque vacation dans un lieu tiers

La perte d’exploitation, dans un métier à délais impératifs

C’est la garantie la plus rentable d’un contrat d’étude, et la plus souvent laissée au minimum pour faire baisser la prime.

Votre activité vit sur des délais : signification avant une date, saisie à une heure donnée, prescription qui court. Un local inutilisable ne suspend rien. La perte d’exploitation finance le maintien de la marge et les frais supplémentaires — location de bureaux provisoires, matériel de remplacement, recours à des confrères — pendant la remise en route.

Durée d’indemnisation
12 mois est un minimum réaliste pour une étude avec archives ; 24 mois si le local est difficile à relouer.
Frais supplémentaires d’exploitation
La ligne à ne pas rogner : c’est elle qui paie les bureaux provisoires et le matériel de secours.
Assiette
Calculée sur la marge brute, pas sur le chiffre d’affaires. Une assiette sous-évaluée entraîne une réduction proportionnelle.
Carence
Vérifiez le délai avant déclenchement : quelques jours de carence sur une étude bloquée, c’est déjà lourd.
Le piège de la sous-déclaration

Déclarer une surface ou une valeur de contenu inférieure à la réalité fait baisser la prime — jusqu’au sinistre, où l’assureur applique une règle proportionnelle et n’indemnise qu’au prorata de ce qui a été déclaré. Sur une étude, l’écart se chiffre vite en dizaines de milliers d’euros.

Combien coûte la multirisque d’une étude

Taille de l’étudeMultirisque seuleCe qui pèse le plus
1 à 3 personnesdès ~35 €/moisSurface, valeur du contenu informatique
4 à 10 collaborateurs≈ 70 €/moisArchives, perte d’exploitation, nombre de postes
Plus de 10 collaborateurssur devisMulti-sites, biens confiés, durée d’indemnisation

Fourchettes indicatives, hors garanties biens confiés et transport.

Sur ce contrat, l’écart de prime entre une couverture correcte et une couverture au rabais est faible ; l’écart d’indemnisation, lui, est massif. C’est le contrat où il faut acheter de la garantie plutôt que du prix.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la multirisque d’une étude

La garantie de la chambre nationale couvre-t-elle mes locaux ?
Non. L’article 21 de l’ordonnance du 2 juin 2016 vise la responsabilité professionnelle, c’est-à-dire le préjudice causé à un tiers. Vos locaux, votre matériel et vos archives relèvent d’une multirisque professionnelle que l’étude souscrit elle-même.
Mes archives papier sont-elles vraiment couvertes ?
Uniquement si le contrat comporte une garantie de reconstitution d’archives et de supports d’information, avec un plafond en euros cohérent avec vos mètres linéaires. Beaucoup de contrats bureau génériques n’en prévoient qu’un forfait symbolique.
Les biens saisis stockés dans mes locaux sont-ils assurés ?
Ils relèvent d’une garantie « biens confiés » ou « dépôt », distincte du contenu de l’étude, avec son propre plafond. Si le stockage se fait dans un garde-meuble ou un local tiers, l’adresse doit être déclarée au contrat, sinon la garantie ne joue pas.
Faut-il une garantie perte d’exploitation dans une étude ?
Oui, et généreusement dimensionnée. L’activité repose sur des délais que rien ne suspend : un local inutilisable oblige à louer des bureaux provisoires, à racheter du matériel et parfois à passer par des confrères. Ce sont ces frais supplémentaires que la garantie finance.
Combien coûte la multirisque d’une étude ?
À partir d’environ 35 €/mois pour une étude de 1 à 3 personnes, autour de 70 €/mois de 4 à 10 collaborateurs. Le tarif dépend de la surface, de la valeur du contenu, du volume d’archives et de la durée d’indemnisation retenue.
Que se passe-t-il si j’ai sous-déclaré ma surface ?
L’assureur applique une règle proportionnelle au moment du sinistre : l’indemnité est réduite dans le rapport entre ce qui a été déclaré et ce qui aurait dû l’être. C’est la première cause de mauvaise surprise sur ce type de contrat.
Pour aller plus loin

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Protégez les locaux et les archives de votre étude

Une multirisque calée sur vos surfaces, vos archives et vos biens confiés.